mardi 9 octobre 2007

Contrat Nouvelle Embauche

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Bon. J’ai un nouveau job et un nouveau patron. Et comme tous les patrons il a exigé de moi que je travaille gratuitement.

samedi 6 octobre 2007

Black metal : prétention et intellect

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Parlons un peu de metal (sans blague) avec le treizième -c’eux eux qui le disent- album de Darkthrone. L’illustration de la pochette est une véritable calamité, on dirait presque un vieux disque de Broken Bones et d’ailleurs le titre F.OA.D. a été emprunté au groupe de l’ancien guitariste de Discharge. Fuck Off And Die, donc. Vraiment les mecs ? Si on ajoute à ces références évidentes (même pour les sourds et les aveugles) que le second titre du disque s’intitule Canadian Metal (avec comme il se doit des paroles à la stupidité revendiquée) on ne peut que penser à Venom et son Canadian Assault. Voilà pour le folklore. Côté packaging on remarquera aussi l’édition spéciale avec poster et cartes postales des deux protagonistes, Fenriz et Nocturno Culto -on n’est pas très loin des bondieuseries vendues à Lourdes ou des assiettes à soupe en porcelaine avec la tête d’Elizabeth II dans le fond.
Cet album confirme tout le mal que Darthrone pense de son public -le côté rassurant c’est que s’ils continuent comme ça la réciproque sera vraie et définitive- puisque nos deux trolls des forêts norvégiennes s’imaginent que torcher un album puisant aussi bien dans Venom et Mötorhead que Discharge ou Bathory tout en affirmant prétentieusement leur suprématie sur le genre black metal suffit à faire d’eux des héros immortels. Hey les gars, c’est vous qui allez vous faire enculer.






















On poursuit avec SPEKTR (comme ça se prononce) et un mini album Mescalyne (comme ça s’écrit) faisant suite à deux albums publiés chez Appease Me et particulièrement remarqués : du black metal façon SPK ou Whitehouse, si c'est possible, du mouvant et de l’instable traversé aussi bien par des fulgurances dark que laminé par du poison industriel. Souvent passionnant, parfois longuet et décousu. Toujours maniéré.
Ce quatre titres est autrement plus condensé que ses prédécesseurs, il s’agit d’un mini album je l’ai déjà dit et il ne dure que vingt-deux petites minutes ce qui est largement suffisant. Suffisant ET nécessaire. Je m’explique : en écumant son bouillon -c'est-à-dire en limitant les plages ambiantes, en ne s’appesantissant pas trop sur les samples, en laissant de côté les passages faussement improvisés- Spektr a considérablement resserré son propos. Du coup d’autres défauts apparaissent comme cette complaisance vis-à-vis de la technologie, faire joujou avec les effets stéréo a vraiment du amuser le groupe mais à la longue c’est un peu fatigant.
Il y a aussi la référence encombrante à Henri Michaux et à ses écrits à propos de la mescaline (on s’en serait douté), je connais assez peu le sujet mais ce genre de procédé -que d’aucun appelle concept album- a tendance à me frisouiller le bulbe rachidien d’énervement. L’écrivain/poète/peintre est même dûment samplé et échantillonné sur la deuxième plage du disque, un comble pour un homme qui a toujours refusé de se laisser enfermé et catégorisé.
Mais tout ceci n’est que détails sans importance. A la différence de Blut Aus Nord qui sur son dernier album Odinist nous a fait le coup vieux comme le monde du retour aux sources, Spektr a préféré creuser son sujet et alourdir son propos. C’est assez captivant (donc) pour faire fi des remarques ci-dessus -auxquelles j’ajouterais un jeu un peu péniblement démonstratif de la part du batteur- cela suscite déjà des réactions vénérées comme des rejets excommunicateurs et c’est toujours assez amusant de voir comment certains essaient absolument de donner un sens, même abscons, à leur musique. En plus j’aime beaucoup ce son de guitare, très sec.

vendredi 5 octobre 2007

La rêverie selon Andrew Pekler

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Ce que je sais ou pense d’Andrew Pekler est à l’image de son site officiel où il n’y a rien d’autre qu’une adresse mail pour le contacter. Si j’ai écouté les premiers albums de ce gars là c’est uniquement parce qu’ils avaient été publiés par ~scape, en gros le réflexe de n’importe quel crétin qui veut connaître tous les disques parus sur le label dont il aime beaucoup certaines signature (ici Burnt Friedman, Kit Clayton et Jan Jelinek). Je les ai écoutés ces premiers albums -un, deux- et je n’ai jamais été réellement séduit bien que les attirances organiques du bonhomme correspondent plutôt à mes goûts : Andrew Pekler sait faire sonner sa musique électronique autrement que comme la manipulation pleine de dextérité mais pénible d’une armada de presets digitaux. Depuis ses deux premiers disques il a publié un album chez Staubgold (Strings + Feedback) où il revisite la musique de Morton Feldman -je ne l’ai jamais écouté mais je sens que je le devrais- ainsi qu’un quatrième enregistrement chez Kranky, Cue.






















C’est très facile de jouer au dithyrambique lorsqu’on prétend ne s’attendre à rien (en général je sais très bien faire ça) mais si je n’avais pas trouvé ce disque au fond d’une poubelle -ou presque- d’un magasin pourri de disques d’occasions dont personne habituellement ne veut, je n’y aurait certainement jamais prêté attention et c’est bien dommage.
Tout ceci n’est que de la moulinette digitale, de l’assemblage numérique mais ma première réaction a été de me demander si Andrew Pekler n’avait pas engagé deux ou trois instrumentistes pour l’occasion (pourquoi pas ?) afin de pouvoir étoffer le son tel qu’il est arrivé à le faire sur Cue. Et bien non. C’est du pur solo d’un esprit vissé sur son laptop qui sait associer percussions, piano avec grésillements, clics et neige sonore. Et plein d’autres choses aussi que finalement je me refuse à vouloir identifier, par goût du mystère (un peu) et fainéantise (beaucoup).
Fainéantise parce que la musique d’Andrew Pekler inspire une douce rêverie qui échappe aux conventions du genre (mélancolie, nostalgie… enfin, bref) pour installer son petit monde dans l’instant présent et seulement celui-ci. Il parait que la grosse faiblesse de la musique électronique c’est de ne pas pouvoir moduler -une boucle c’est rigide, etc, (ce n’est pas moi qui le dis)- et bien Pekler écarte ce genre de critiques en délivrant une musique littéralement atemporelle : il n’en ressort que de l’instantané, de l’éphémère mais qui persiste. Oui tout ça n’est qu’empilement de boucles sonores -à ce sujet une écoute du disque se révèle réellement impressionnante, quel fourmillement de détails microscopiques !- mais si avec Cue Pekler ne peut pas (ou ne sait pas) jouer avec la modulation, ce qui reste tout de même à démontrer, son album accommode très bien la distorsion temporelle en une sorte de mille-feuilles numérique pourtant très sobre jouant sur la simultanéité et l’immédiateté de toutes ses couches. J’ai rarement entendu une musique d’apparence aussi simple proposer une telle luxuriance. Rarement aussi on avait à ce point réussi à toucher à l’intrinsèque de la rêverie sonore grâce à un ordinateur sans avoir bêtement recours aux mélodies futiles ni aux enduits digitaux.

jeudi 4 octobre 2007

Affichage libre/Helvète underground

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La France est profonde. Ainsi donc -alors que quelques individus uniquement désireux de faire entendre leurs différences s’étaient lancés dans un collage protestataire d’affiches sur les pentes de la Croix Rousse (Lyon 1er)- les réactions des riverains suscitées par cette opération commando pacifique ont été pour le moins dérangeantes, voire inquiétantes. Un petit rappel des faits : l’affichage libre semble désormais interdit à Lyon et beaucoup d’associations organisant des concerts ont écopé d’amendes parfois très lourdes (en tous les cas pour le budget d’une petite association) pour avoir collé des affiches et donc sali les murs de la ville. Des plaintes ont aussi été déposées. L’argument des politiques est que la cité doit rester propre. Vivre dans un monde aseptisé ne laissant pas la possibilité aux cultures alternatives le droit de s’exprimer ne semble poser aucun problème aux élus locaux. Subventionner des évènements tape-à-l’oeil en guise de seule politique culturelle est le pendant de cette position répressive.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’action du lundi 1er octobre au soir a été très mal perçue. Que penser de ce riverain qui voyant un groupe de trois personnes collant devant chez lui est sorti dans la rue, a appelé la police, décrivant les trois terroristes, les suivant pas à pas pour indiquer leur position aux flics ? Délation ! Que penser aussi de cet autre groupe de colleurs/provocateurs poursuivis par les épiciers du coin armés de battes de base-ball ? Nombre de policiers ont été mobilisés ce soir là, quelques colleurs ont été arrêtés mais pas retenus plus d’une heure au commissariat.
Les associations ont déjà du mal à organiser des concerts et à attirer un peu de monde. Les lieux (comme le Sonic et Grrrnd Zero) qui accueillent ces associations ont du mal à survivre. Il y a des élections municipales en 2008, Gérard Collomb durcit donc ses positions pour suivre le train d’enfer et terrifiant imposé par le pouvoir en place -tout sourire, tout sécuritaire. Je ne suis pas sur que tout s’arrangera après les élections (comme cela l’a été en 2001) car nous sommes bien dans une nouvelle ère.























Un concert justement il y en avait un hier au soir, organisé par Black Cat Bones avec Ventura à l’affiche. Lorsque j’avais fait écouter ce groupe à un ami il m’avait juste rétorqué que c’était de la musique pour les filles. Il a tort : ce mercredi 3 octobre il y avait à peine cinq filles qui s’étaient déplacées pour voir et écouter ce groupe suisse, soit un quart de l’audience totale -on calcule rapidement, ça fait vingt personnes dans la salle.
Premier groupe, Brandy Newman & The Cyclops, en fait ils ne sont que deux, sont un peu barbus, chantent le bayou, le booze et le foutre sauf qu’ils sont plus sûrement originaires de l’Ile d’Abeau ou de Saint Chamond (un truc comme ça) que du Mississipi. Viennent ensuite les Berserk For Tea Time, premier groupe suisse de la soirée. Ils ont des cravates, le batteur s’est entaillé un doigt avant le concert avec un couteau de cuisine et a tenté de désinfecter tout ça avec de la vodka (sacrilège !) et ils jouent une sorte de hard core chaotique et hurlé genre JR Ewing mais sans la touche rock’n’roll -je cite ce groupe uniquement parce qu’une personne dans le public avait un t-shirt des défunts norvégiens. Les Berserk For Tea Time vident littéralement la salle (du moins le peu de gens présents fuient sous l’œil consterné du bassiste de Ventura qui doit commencer à se demander ce qu’il fout là) mais ils continuent quand même à jouer, le chanteur fait des cabrioles, ils s’éclatent entre eux c’est clair mais ce n’est pas suffisant. Je reste toujours admiratif devant ces groupes qui gardent la foi même pendant les pires galères, pour combien de temps encore ?
Mon groupe à filles préféré monte sur scène -Ventura est la deuxième formation suisse de ce soir- et les gens sont revenus pour eux, tout va bien. Le batteur (un ancien d’Iscariote si mes souvenirs sont bons) est bien carré, le bassiste suit même s’il ne fout pas grand-chose. Sur la guitare du chanteur il y a un autocollant Sonic Youth (Washing Machine, hum). Ça joue pas trop mal et soudain c’est encore plus flagrant en concert que sur disque : dans les années 90 Ventura aurait sorti ses disques sur Prohibited records même si le rock (vaguement noise mais plutôt élégant) que pratique le trio n’a rien de terriblement original. La voix du chanteur est légèrement éraillée, le groupe s’énerve mais pas trop, je reconnais les morceaux de leur album Pa Capona (chez Get A Life !) qui doit être le seul disque emo que j’ai apprécié depuis dix ans. Les Ventura s’arrêtent rapidement de jouer, il est vrai que dès le lendemain ils rejouent -toujours avec Berserk For Tea Time- dans une autre salle lyonnaise, ce qui est d’une stupidité sans nom. A minuit tout est déjà terminé, c’est l’heure du couvre-feu ?

mercredi 3 octobre 2007

Murs blancs, peuple muet

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[A Lyon, dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 octobre, un groupe de personnes réunissant entre autres des membres d’associations organisant des concerts et ayant une vision de la musique, de la culture et de l’art en général différente de la vision consumériste de masse imposée à l’heure actuelle, a décoré les murs de tout le quartier des pentes de la Croix Rousse en pratiquant un affichage sauvage massif. Voici tel quel le texte du collectif pour l'affichage libre : ]















DEFENSE D'AFFICHER ?!

La mairie de Lyon s'attaque une fois de plus à l'affichage libre, notamment à la Croix Rousse. Une grande campagne d'hygiènisation est mise en place, ainsi qu'une brigade environnement et propreté. Les enquêtes se succèdent, les amendes pleuvent (y compris, fait quasi-inédit en France, pour des affiches simplement posées au scotch) sur des associations fondées essentiellement sur le bénévolat et des rapports non-marchands.

Tandis que la Ville se vante du potentiel créatif lyonnais pour décrocher le titre de Capitale Européenne de la Culture 2013, elle s'attache à détruire méthodiquement toute la culture associative, militante et artistique.

Précisons que cette campagne ne fera pas disparaître l'affichage en général, puisque les grosses structures intègrent désormais ces amendes dans leur budget. Nos élus le savent : le zèle des brigades vertes n'empêchera pas nos murs d'être recouverts d'affiches pour Johnny Hallyday ou pour des marques de parfum. Cette acharnement vise donc UN type d'affichage, spontané, informel et mène une guerre sans répit aux pratiques qu'il promeut, des pratiques fondées sur l'échange, la culture et la solidarité plutôt que sur le fric et le consumérisme individualiste.

Qu'on cesse de nous parler de la poignée de panneaux municipaux, cyniquement nommés affichage libre, monopolisés par les grandes boîtes de production d'évènementiel.

Qu'on cesse de taxer nos affiches de pollution visuelle alors que nos élus municipaux offrent sur un plateau l'espace public lyonnais à JC Decaux.

Qu'on cesse, au nom d'une pseudo écologie urbaine, de nous accuser de salir la ville alors que le mobilier urbain est tout dédié à la promotion de la bagnole et à l'apologie de la surconsommation.

Une fois de plus, la mairie de Lyon nous offre une belle leçon sur nos droits fondamentaux conforme à notre époque liberticide.

Il nous semblait pourtant que lorsqu'on n’a pas accès aux grands médias, la liberté d'expression commence avec le droit de pouvoir écrire sur un bout de papier et de le coller sur un mur. Mais apparemment, elle vaut autant qu'une crotte de chien et moins qu'une pub pour un déodorant.

Il nous semble également que la richesse et la diversité de la vie culturelle lyonnaise ne dépendent pas d'un titre pompeux, mais de l'activisme quotidien d'une multitude d'individu-e-s et collectifs aujourd'hui gravement et injustement pénalisés.

Où voulons nous vivre ? Dans une ville artificielle, aseptisée, taillée pour les dépliants touristiques ?

Dans espace public abandonné aux marchands ?

NOUS, collectif d'associations, d'individu-e-s et artistes pour l'affichage libre réclamons l'arrêt immédiat des enquêtes, l'annulation des amendes et, surtout, continuerons d'afficher LIBREMENT.

Pour toute question, récrimination ou soutien à ce collectif, n'hésitez pas à écrire à cette adresse : gerard.collomb@mairie-lyon.fr.

mardi 2 octobre 2007

Le futur ce sera pour une prochaine fois

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Après une petite poignée de singles bien sentis Future Of The Left publie son premier album chez Too Pure et même si j’ai tendance à trouver que les petits formats conviennent mieux au groupe, Curses peut sporadiquement faire diablement du bien par où il passe : du rock simple, direct, mélodique (mais pas putassier) qui cependant ne s’inscrit pas totalement dans la lignée de McLusky. De ces derniers on retrouve le chanteur/guitariste et le batteur, ils se sont adjoints un troisième larron, bassiste et également chanteur -ce qui fait que les voix sont partagées sur ce disque, souvent elles sont même doublées. On y retrouve également un peu des mêmes influences musicales, quoique de façon beaucoup moins flagrante : il y a fort heureusement moins de Pixies dans la musique de Future of The Left, mais il y a aussi moins de Jesus Lizard. Dommage.






















Je n’ai jamais été un grand fanatique des Pixies, une des très grosses influences de feu McLusky, influence nettement en retrait dans la musique de Future Of The Left, mais paradoxalement je préfère quand même l’ancien groupe au nouveau -malgré donc l’ombre de l’autre gros couillon de Franck Black et de ses pop songs soi-disant surréalistes. Qu’est ce qui a réellement changé entre les deux groupes ? Peut être un peu plus de pub-rock braillard et potache (ces garçons sont gallois, et alors ?), des claviers discrets mais efficaces, des influences seventies plus que fin eighties/noisy et sûrement une moindre capacité à pondre la bonne mélodie qui tue dès la première écoute, la suite d’accords qui emballe sans préavis et envoie directement l’auditeur visiter le nirvana des rockers sans prétention. Curses est un album qui a ses fulgurances (ce sont souvent les titres des singles déjà parus tels The Lord Hates A Coward ou l’éternel Adeadenemyalwayssmellsgood) mais aussi ses gros points noirs et ses trous d’air (le très pop punk Suddenly It’s A Folk Song) qui irritent un peu. Plusieurs écoutes sont donc nécessaires avant de se laisser persuader que Curses est bien ce qu’il prétend être c'est-à-dire un disque d’honnêtes faiseurs qui travaillent dur et utilisent quelques recettes classiques et éculées -les voix doublées, donc, mais aussi un son de basse bien en avant et bien ronflant- mais qui se révèlent toujours aussi efficaces (Plague Of Onces).
Il y a un certain parfum de sueur et d’alcool chez Future Of The Left, du punk et du poil mouillé mais dès que l’attention (la tension?) retombe tout ce qui pouvait être pris pour des qualités commence à sentir le rance et le fatigué -qui dit transpiration dit forcément auréoles sous les bras. Heureusement cela ne dure jamais longtemps et peut même varier d’une écoute à l’autre : j’ai testé ce disque au lendemain de l’une de mes plus mémorables beuveries -une gnôle mystérieuse découverte dans le double fond du buffet de cuisine d’une grand-mère qui avait du en oublier l’existence secrète- et la musique de Future Of The Left m’est apparue aussi laide que mon état de délabrement physique était avancé. J’en ai déduit que Curses était de ces breuvages qui étourdissent plus qu’ils n’enchantent, libèrent un mauvais goût de reviens-y quand même mais ne laissent aucun souvenirs impérissables -j’ai directement repris un cachet qui fait pchitttt avant de remettre ma pauvre cervelle trouée sous un oreiller à l’abri de la lumière du soleil.